Un Québec vertueux… mais peu transformé
Sur papier, le Québec fait bonne figure : ses émissions de GES par habitant sont les plus faibles au Canada. Mais derrière ce bilan flatteur se cache une réalité moins reluisante : depuis 1990, le Québec est la province qui a le moins réduit ses émissions totales parmi celles qui ont pourtant réussi à faire mieux.
Autrement dit, nous partions avec une longueur d’avance… que nous sommes en train de perdre.
Miser sur les bons leviers, ici, chez nous
Le mémoire est clair : les réductions doivent d’abord se faire sur le territoire québécois, et non par l’achat massif de crédits d’émission ailleurs. La transformation doit être réelle, structurelle et durable.
Et c’est ici qu’entre en jeu une notion clé : la productivité énergétique.
Produire plus de valeur économique, avec moins d’énergie et moins d’émissions. Un objectif ambitieux, certes, mais parfaitement atteignable.
Le bâtiment : un pilier de la transition
Le secteur du bâtiment représente près du tiers de la consommation énergétique du Québec. C’est donc un levier stratégique incontournable.
Des bâtiments plus performants, c’est :
- une réduction durable des besoins énergétiques ;
- moins de pression sur les infrastructures électriques ;
- des actifs plus résilients face aux aléas climatiques ;
- et une meilleure valorisation financière à long terme.
À l’inverse, les bâtiments non performants deviennent de plus en plus vulnérables aux risques réglementaires, financiers, énergétiques et climatiques.
Transformer plutôt que compenser
Transport, bâtiment, industrie, agriculture, gestion des déchets : les solutions sont connues, souvent rentables, et bénéfiques autant pour l’économie que pour le climat.
Le défi n’est donc pas technologique.
Il est collectif, structurel et décisionnel.
Réduire les GES tout en enrichissant le Québec n’est pas une utopie.
C’est un choix de société.
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